Un étrange rêve pour Annabeth et Tabita
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London, la babylone moderne.
On pourrait appeler Londres
la Babylone noire.
Lugubre le jour, splendide la nuit.
Voir Londres est un saisissement.
C'est une rumeur sous une fumée.
Analogie mystérieuse,
la rumeur est la fumée du bruit.
Carcosa
Au long du lac se brisent les vagues de nuages
Les deux soleils jumeaux meurent sur ses rivages
Et les ombres s'allongent
Sur Carcosa
Si étrange est la nuit sous les étoiles noires
Si étranges les lunes tournant au ciel du soir
Mais plus étrange encore
Est Carcosa
The Yellow Sign
N'est pas mort ce qui à jamais dort. En d'étranges éons peut mourir meme la mort


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 Un étrange rêve pour Annabeth et Tabita

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Je revis. M'extirpe plutôt du rêve. Lequel ? C'est... indéterminable. Je suis au sol. Je.... j'ai besoin de me dire "je". Je m'inspecte. Tout est là. Je suis bien ici... mais cette migraine qui recommence. Je... Ressens les bosses du pavé sous mes doigts. Je ne dois pas rester au sol, on penserait que je suis ivre. Je bascule sur l'avant, un appui et me voilà debout.

Mon corps n'est pas endolori mais je me passe nerveusement une main sur la nuque, je tente de déterminer où j'ai atterri. La vitre ébréchée au-dessus de l'officine en spiritueux des frères Barnes m'indique que je suis sur Vine Street, non loin de Waterloo Station et des entrepôts dédiés au négoce des Indes. Cela me rassure.

Quoique, l'enseigne des Barnes paraît bien sale et délavée, difficile à déchiffrer, je devrais m'approcher pour en être certaine. Je fais deux pas quand un léger soupir me surprends, de derrière moi. Une jeune femme est allongée aussi. Au milieu de la chaussée. Je jurerai ne pas l'avoir vu à cette place l'instant d'avant...

Je m'approche doucement et détaille machinalement les ondulations liquides de sa chevelure brune, apprécie le tracé de ses sourcils, décompte quelques grains de beauté. Puis je me rends compte que je dois la dévisager sottement.

Je lui propose un sourire timide et un hochement de tête avenant. Son froncement du regard me signale que j'ai encore tardé à la fixer. Je ferme les yeux de dépit.

<   Jet de dé au résultat PAIR
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Mais le claquement du fer sur la pierre m'arrache à ma torpeur. Mécaniquement je me retourne vers son origine, les bras repliés, paumes en opposition. Mais ce n'est qu'un petit homme. Je me détends en dénombrant assez de budons sur sa peau pour mon plaisir mathématique... et surtout avant de me rendre compte que je lui bouche le passage. Quelle sotte suis-je ?!! Enfin, que nous lui gênons le passage !

Je m'en excuse en baissant les yeux et me porte devant la jeune femme, cherchant à l'aider à se relever et à prendre place sur le trottoir.
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Connaissez-vous cette sensation de chute que l'on ressent quand nous passons de l'éveil au rêve. C'est ce que ressent exactement Tabita quand elle ouvre les yeux. Ses paupières papillonnent un instant pour s'habituer à la pénombre qui baigne cette ruelle. Elle sent la dureté et la froideur des pavés sous son corps. Sa respiration est saccadée comme si elle avait couru quelques minutes plutôt. Un mouvement lui fait relever vivement la tête croisant le regard d'une femme brune qui la fixe. Elle ne semble pas menaçante. La domestique fronce les sourcils, car elle a l'impression d'avoir l'esprit dans le coton. Des questions se bousculent dans sa tête. Pourquoi est-elle allongé dans cette ruelle ? Où se trouve –t-elle exactement ? Qui est cette femme ? Tabita tente en vain de rassembler ses derniers souvenirs. Elle se souvient de s'être couché dans la chambre qu'elle occupe chez Sir Zimmerman. Et non de se balader dans les ruelles sombres de Londres. C'est-elle cogné la tête en chutant ? Ce qui expliquerait son amnésie.  

Un cliquetis régulier attire son attention comme celle de l'autre jeune femme. Un homme de petite taille s'approche d'elle. Au fil de son approche, il révèle un visage ingrat avec son nez crochu et ses verrues qui parsèment sa peau. Tabita baisse les yeux pour éviter de le dévisager trop longuement. Elle décide de se relever. La jeune femme Brune vient à son aide. Une fois verticalisée, la jeune femme métisse porte attention à sa tenue. Elle porte une robe bustier noire. Vêtement qui n'a jamais fait partie de sa garde-robe. Ses cheveux habituellement attachés en chignon tombent sur ses épaules et son dos en boucle souple. Son regard se pose sur ses mains nues, sans ses gants blancs qu'elle ne quitte presque jamais.

"Hum ! Il est heureux de constater qu'il y a encore des gens de qualité dans cette ville !

Tabita sursaute au son de la voix de l'homme. Elle lève les yeux pour les poser sur lui. Malgré ses traits disgracieux, il a un air aimable. De plus près, il a une allure comique dans sa redingote verte de petite taille, ses chaussures à talons, ses gants et son chapeau. La domestique constate que ses vêtements sont de bonnes qualités. Peut-être, fait-il partie de la bonne société.

Je me présente Maithias Dompleton, ravi de vous croiser, fusse dans ces ruelles sombres et humides. "

Il éternue bruyamment, sort un mouchoir de sa poche et une pièce tombe au sol.
Bonsoir Monsieur Dompleton répond-t-elle tout en faisant une légère courbette.

Tabita habituée à être serviable se baisse pour ramasser la pièce en or. Et la tend à l'homme qui arbore un air déçut. Malgré cela, il reprend la pièce.

Merci mademoiselle … tenez pour vous remercier.

Il se met à fouiller les poches de sa redingote et en sort un trèfle à quatre feuilles qu'il lui tend. Un peu confuse, la jeune métisse prend le trèfle tout en balbutiant un remerciement. Le gentilhomme soulève son chapeau.

Je vous souhaite bonne promenade Mesdemoiselles.

Sur ses mots, il s'en va dans la direction opposée, les laissant seule à nouveau.


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Pendant le cérémonial du passage, exécuté avec zèle par Mr Dompleton, Annabeth choisit de rester en retrait. Rapidement, des ombres plus marquées, l'absence de tel lampadaire, ou un angle étranger dans l'alignement des murs de cette rue la renvoient à ses rêveries. Le tintement du gros sou sur le pavé cingle ses sens et l'en arrache toutefois. La respiration reprend et la légiste salue le départ du petit homme dont les talonnettes couvrent les percussions de la canne avec un soupçon d'humour savoureux.

Avais-je cessé de ... ?, songe-t-elle.Courtoise jeune fille.

"Vous êtes égarée aussi ?", sa voix se pose doucement, tiède. "Pas de "comment jusqu'ici" ? N'allons pas risquer de rencontres moins civiles. Je vous propose de héler un cab et de vous raccompagner chez vous. Nous en trouverons aisément à la gare. Elle est toute proche, à quelques pas vers l'Est. M'accompagneriez-vous ?"

Puis un soupir. "Oui, J'oubliais. Je me nomme Annabeth, Annabeth Carfax. Veuillez pardonnez mon indélicatesse, mais le coin est sombre et je préfèrerai poursuivre votre connaissance en chemin."

Et Annabeth s'engage sur la chaussée en direction de la gare de Waterloo, espérant repérer un cabriolet ou du moins une indication sur l'heure qu'il peut être. Son pas est vif. Elle n'entend pas s'attarder.
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Tabita regarde le trèfle à quatre feuilles dans sa main. Quand elle était arrivée en Angleterre, on lui avait appris qu'un trèfle à quatre feuilles portait bonheur, car c'était rare. La domestique qui est un peu superstitieuse met le porte-bonheur dans la poche. La voix de la Lady à ses cotés attire son attention de nouveau.

Oui je crains d'être égaré …

Son regard balaye les environs qu'elle ne reconnait pas. Elle n'a pas de souvenir d'être venue ici. La Lady lui propose de trouver un Cab et de la raccompagner. Tabita n'a pas le temps de donner son consentement que la jeune femme se met en mouvement tout en se présentant.

Enchantée Milady Carfax de faire votre connaissance malgré cette rencontre “étrange”.

Oui “étrange” est bien le mot qui caractérise l'atmosphère qui les entoure. Tabita soulève le bas de sa robe – dont la provenance lui est toujours inconnue -pour suivre Annabeth.

Je me nomme Tabita , Tabita Limbay.

Au fil de leur progression, un étrange pressentiment tiraille les entrailles de la domestique. Elle ne peut s'empêcher de jeter de bref coup d'œil par-dessus son épaule. Elle a la sensation d'être suivie. Elle commence à reconnaitre les alentours de la gare de Waterloo, mais les rues semblent plus sombres qu'habituellement.

Milady, vous allez trouver cela étrange, mais je ne sais pas comment je me suis retrouvée allonger dans cette ruelle.


Sur leur chemin, elle croise des personnes, mais Tabita est incapable de retenir les visages de ces personnes. Un frisson sur sa nuque la fait lever la tête. A temps pour se protéger la tête à l'aide de son bras d'une boule de poil noir qui lui saute dessus. Un chat le poil hérisse se met à miauler de façon aiguë puis s'enfuit. Tabita dont le pouls s'accélère commence à ressentir de la peur. Elle jurerait avoir vu des flammes dans le regard de l'animal.

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Enchantée de vous connaitre, Tabitha.  Et cessez avec ce Milady, voulez-vous, je suis avant toute chose Docteur, suivi d'une moue entendue.

Annabeth presse le pas en entrainant la jeune demoiselle dans son sillage, la saisissant fermement par la manche. Est-elle nouvelle en ville, tel que son teint le suggère ? Si elle perd tant de temps à dévisager le moindre passage, la moindre silhouette, elles ne parviendront jamais à la gare assez vite...

* Mais assez vite pour quoi ? * La voix familière résonne en écho caverneux et les tempes d'Annabeth commencent à qui être douloureuses.  Et tandis que l'enchevêtrement de pavés et de briques déferle de plus belle sous leur pas, la légiste titube pour prendre appui contre un mur. Il lui semble chaud, et comme pulsant d'une vie étonnante. Elle ressent les crevasses de ses éléments se mouvoir lentement sous sa paume, comme si l'argile cherchait à mieux la ressentir, la percevoir.

Machinalement, Annabeth lève les yeux pour chercher un regard... celui de l'édifice, non, ce n'est que le mont-de-piété qui jouxte le pâté de maison de la gare... et pourtant une présence qui l'inconforte en irradie. Un instant, le cri bref de Tabitha l'extirpe de ses craintes. Elle perçoit l'animal à la fourrure d'encre crachant sa haine avant de s'enfuir prestement.

Je ne sais moi-même comment nous avons accompli ce prodige. Peut-être ne suis-je encore qu'endormie dans mon bureau du Yard ? Vous semblez si réelle, cependant.

Prenant cette fois-ci la main de Tabitha, avec toute la délicatesse que lui permettent la froideur et les contours osseux de ses doigts. Je ne suis pourtant pas certaine ...

Le cahotement d'un cab s'approche soudain et Annabeth détourne un instant son regard du visage stupéfait de Tabitha pour le héler avec autorité.

Le cochet s'exécute. La voiture s'immobilise. Le cheval, d'un blanc immaculé, semble projeter sa pâleur alentour, presque réconfortante parmi les ombres. Il est temps de quitter les lieux.
Les deux femmes prennent aussitôt place, Annabeth transmet l'adresse où il s'agirait de déposer Tabitha. Puis le fouet claque à leurs oreilles, et la banquette se dérobe sous elles. La sensation vertigineuse de cet abîme soudain leur arrache leurs maigres espoirs... Un dernier regard pour Tabitha, Annabeth essaye de lui crier...

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